La moto électrique Can-Am représente l’une des entrées les plus attendues sur le marché des deux-roues électriques. Après avoir révolutionné le marché des quads et des véhicules tout-terrain, BRP (la marque canadienne derrière Can-Am) a présenté en 2022 ses premières motos électriques : le Can-Am Pulse et le Can-Am Origin. Deux machines qui promettent de bousculer les codes du secteur avec un design audacieux et une technologie de pointe.

Can-Am Pulse : le roadster urbain électrique

Le Can-Am Pulse est un roadster électrique pensé pour la ville et les routes secondaires. Son design est clairement futuriste, avec des lignes tranchées et une silhouette qui tranche avec les motos électriques classiques. Côté technique, le Pulse embarque un moteur central produisant 50 kW (68 ch) de puissance continue, avec des pointes à 80 kW. La batterie de 8 kWh offre une autonomie annoncée de 150 km en usage urbain, ce qui est correct pour ce type de machine. La vitesse maximale est bridée à 130 km/h, ce qui le place dans la catégorie des motos accessibles avec le permis A2. Le poids contenu de 185 kg (à sec) et une hauteur de selle de 810 mm le rendent accessible à une large palette de conducteurs. La recharge se fait via un port CCS combo (charge rapide DC) ou Type 2 (AC), avec des temps de recharge de 45 minutes à 80 % sur une borne rapide. Le prix du Can-Am Pulse en France est annoncé autour de 12 000 à 15 000 €, selon les options et la finition choisie.

Can-Am Origin : l’aventurier tout-terrain électrique

Le Can-Am Origin est la version tout-terrain du duo. Il partage la même architecture électrique que le Pulse mais avec une géométrie repensée pour l’aventure : fourche à long débattement, pneumatiques mixtes, garde au sol généreuse et une position de conduite plus haute. L’Origin conserve la même batterie de 8 kWh mais son poids légèrement supérieur (190 kg) impacte légèrement l’autonomie, estimée à 130 km en tout-terrain. Ce modèle vise clairement les amateurs de trails et d’enduro léger souhaitant passer à l’électrique sans sacrifier les capacités hors-route. Le prix du Can-Am Origin est légèrement supérieur au Pulse, autour de 13 000 à 16 000 €. Les deux modèles devraient bénéficier des aides de l’État à l’achat de véhicules électriques, ce qui peut réduire significativement la facture finale.

Avis et comparaison avec la concurrence

L’entrée de Can-Am sur le marché de la moto électrique est très attendue, car la marque apporte avec elle une solide réputation dans les véhicules motorisés et un réseau de concessionnaires déjà bien implanté en France. Par rapport à ses principaux concurrents, le Can-Am Pulse se positionne face à la Zero S, la Energica Eva Ribelle ou encore la BMW CE 04. Face à la Zero S (à partir de 16 000 €), le Pulse propose un design plus agressif et un prix légèrement plus accessible, mais une autonomie inférieure (150 km contre 259 km pour la Zero S avec la batterie Power Tank). Face au BMW CE 04 (environ 12 000 €), le Pulse offre plus de puissance mais une autonomie similaire. Le Can-Am Origin fait face à la KTM Freeride E-XC ou à la Stark Varg sur le segment tout-terrain électrique, avec un positionnement plus routier et un confort de voyage supérieur. La grande force de Can-Am reste son réseau et la confiance que les amateurs de sports motorisés lui accordent.

FAQ — Can-Am moto électrique

Quel permis pour le Can-Am Pulse ?

Le Can-Am Pulse nécessite un permis A2 minimum, grâce à sa puissance de 50 kW qui le place dans cette catégorie. Avec le permis A, vous aurez accès à la pleine puissance sans restriction.

Où acheter un Can-Am électrique en France ?

Les motos électriques Can-Am sont distribuées via le réseau de concessionnaires BRP en France. Vous pouvez trouver le revendeur le plus proche sur le site officiel Can-Am.

Conclusion

Le Can-Am Pulse et l’Origin représentent une entrée sérieuse et attendue sur le marché de la moto électrique. Avec un design distinctif, une technologie solide et un réseau de distribution déjà en place, BRP a de bonnes cartes en main pour s’imposer face aux acteurs établis. Le prix reste le principal frein, mais les aides de l’État permettent de rendre ces machines plus accessibles.